1,2,3,4
Envie de danser sa vie
Donner, recevoir le rythme.
Envoyer tout Valser.
1,2
Cela fait des jours que ça me demange,
Que mes hanches marquent le pas.
Aujourd’hui plus qu’hier, une envie d’ exulter.
3,4
Ne plus mener la danse mais se laisser guider.
Un pas de deux seule ?
1,2,3,4
Mois: mars 2015
“c’est normal.”
Il nous a parlé, comme si nous étions des enfants, à qui il fallait expliquer les choses : la vie, la mort, le bien, le mal, dieu, satan. Nous étions assis par terre, rassemblés, là où j’avais trouvé le corps sans vie de ma mère, là où son cadavre gisait il y a quelques jours à peine, là où à la vue de ses mains bleues je compris son état. Ma mère est morte. Ce tas de viande sans vie à terre était ma mère. Cette inconnue, aux mains bleues, m’avait donné la vie. Aujourd’hui j’écris comme une envie pressante, comme une diarrhée irrépressible, cela n’aura ni queue ni tête, mais cela aura le mérite d’exister et en ces jours funèbres, exister c’est déjà beaucoup. Quelques jours après son décès j’ai reçu deux messages, le même jour, de deux amants différents. E. m’a envoyé une photo, lui qu’il ne le fait jamais, torse à demi nu, une main dans son caleçon dans une cabine de train me demandant de le rejoindre. A la réception de ce message, j’ai ri, pour la première fois depuis le décès de ma mère, je me suis demandée quoi lui répondre, forcément il serait mal à l’aise, je l’ai remercié pour cet instant de vie au milieu de moments douloureux. A. lui me confirmait sa venue le jeudi suivant pour une soirée prévue de longue date. Je lui ai répondu que je ne pouvais pas être là, que les mots me manquaient pour la première fois de ma vie, surement dû à la répétition de la mort d’un parent, en si peu de temps. Il m’a appelé, m’a réconforté, m’a dit qu’il serait là quand je le souhaitais et je l’ai souhaité, vite, fort, intensément.
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“Je te montrerai que tu es belle encore. “
Cela fait maintenant plus de 30 ans que nous cohabitons. Il a été longtemps source d’insatisfaction. Je n’ai jamais été dans les standards de beauté actuels et on me l’a fait remarquer très tôt, cela m’a (dé) construit. Enfant je m’ endormais et priais pour qu’au réveil, je sois fine et évanescente comme les petites filles de ma classe. Et je me levais aussi grande et sculpturale que la veille. Dieu ne comprenait apparemment pas qu’être une fille de 12 ans dépassant toute sa classe d’une tête et avec une poitrine était une douleur, une gêne. Je masquais tout ça avec des baggys, des T.shirt ultra larges, comme je ne traînais qu’avec des garçons au skate parc, jouant au basket et ridant mon BMX, personne ne remarquait que j étais une fille avec avantages.
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ne bouge pas

“quand je te vois, j’ai envie de te remplir.”
“when we met, we were too fucking oriented.”
Les amours s’annulent ils ? l’un remplaçant l’autre ou bien l’un nourrit il l’autre? Ou sont elles des histoires en parallèles, sans conséquences ? Doit-on renoncer pour vivre ? Renoncer à l’un pour l’autre? Renoncer à sa vie, renoncer à soi. Moi j’ai choisi, je veux tout ! Des conséquences, il y en aura, il y en a même lorsque l’on ne fait rien alors j’ai choisi, je vis !
Moi aussi quand je les vois, j’ai envie d’être remplie, envie de les garder entre mes cuisses, envie de leur queue loin en moi. Le désir est trop fort, envie de me faire envahir. Lire la suite


