“Black is the color of my true love…”

may west by diane arbus

 

J’aime sa queue, je la connais, il me suffit de fermer les yeux pour la voir. Je n’ai jamais autant aimé une queue, je n’ai jamais connu autant une queue, connu dans le sens connaître, je la connais, je sais à quoi elle ressemble exactement, il me suffit de fermer les yeux pour la voir. Je suis tombée amoureuse de sa bite je crois bien, tout comme il est tombé amoureux de mon cul. Lire la suite

“You don’t know what love is”

diane-arbus-portrait-blond-parc

Ce matin je me suis rendue chez mon « shrink » passage nécessaire en ce milieu d’âge où je remets en question toute ma vie, mes choix fait par envie par nécessite par peur. Moi qui parle si peu ce moment est une vraie torture : que vais je lui dire, quel intérêt ai je à raconter tout ça, avant chaque séance c’est l’appréhension et puis il trouve toujours la question qui déclenche un flot de parole, je réfléchis à voix haute face à un homme qui ne me connaît pas, ne me juge pas. Après mes rendez vous j’ai pris pour habitude de marcher jusqu’à la mer, ça me détend et puis cela me permets de continuer ma séance dans ma tête. Pourquoi suis je dans cette situation ? Pourquoi je n’y arrive pas ? Pourquoi ? Pourquoi ? Aujourd’hui je voulais me rendre aux Bains des Dames, m’asseoir sur les galets froids face à la mer, j’avais du temps, le ciel était bleu. La plage était vide, j’ai même pu soulager ma vessie en plein air, j’aime pisser le cul à l’air dans la nature, je trouve ça drôle et c’est comme une sorte de petite provocation que je m’offre lorsque je le fais, je devrais en parler lors de ma prochaine séance tiens. Lire la suite