
Je termine mon appel par un “Ciao!”,
je termine mon appel avec un goût amer
puis les larmes, les larmes de je vais avoir mes règles,
ces larmes qui jaillissent car je suis à ce moment là prête à être écorchée une petite égratignure un “ciao!” banal et chiant,
une impression d’être là sans être là,
cette boule coincée dans la gorge, ce trop plein au ventre,
ce dimanche,
cet appel que je ne pourrais plus lui passer pour lui dire que je suis amoureuse,
puis ses mots à lui que j’attends je crois, qui sont ceux que je n’ose pas dire.
C’est le grand bazar dans ma tête.
Un jour je serais raisonnable,
un jour je serais une grande personne.
je serais heureuse des “ciao!”.
je ferais ma vaisselle après mes repas.
je serais capable de ranger dans des tiroirs tout ça au lieu de l’exploser au monde.