malappris

Diane Arbus, couple, 1965

Je m’aperçois que tu as effacé tous nos messages. Je ne dis rien.

Allongés dans le lit, je regarde mon téléphone, il pense. Ses pensées occupent tout l’espace depuis quelque temps. Ses pensées engendrent mes silences. Je ne sais plus quoi dire, je redoute les réponses certainement. Je choisis un podcast. Le sujet ? Une interview de Desplechin au sujet d’un film qu’il a réalisé, basé sur un roman de Roth, Tromperie. Je choisis cette émission par intérêt pour Roth, mon livre parfait celui que j’aime lire, celui que j’offre, celui que j’aurais aimé écrire, la bête qui meurt. Aujourd’hui, je me demande si le sujet de la tromperie, n’a pas également guidé mon choix. Desplechin répond aux questions, il parle de l’autofiction, de la liberté de l’écrivain à écrire autour de sa vie et celle de ses proches. Le journaliste lui demande si ce n’est pas se comporter comme un vampire. Roth, même lorsqu’il apparaît dans ses livres sous les traits de son alter égo Zuckerman, utilise sa vie comme matériel. Ses compagnes, ses amantes y ont toujours une place.

se faire sucer c’est pas tromper
Kalash X Damso

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