“assouvir deux fantasmes”

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Allongés l’un près de l’autre, nous parlions de nos histoires sexuelles passées, cette discussion était arrivée par des chemins détournés, le genre de discussion que l’on a après l’amour, une discussion qui permet de reprendre ses esprits, je lui avais parlé du bureau que je devais retrouver dans quelques jours sans enthousiasme, il m’avait répondu que s’il bossait avec moi, il passerait sa journée dans mon bureau à attendre une bonne occasion pour me caresser, m’embrasser «  Si tu bossais avec moi, tu me regarderais de loin mais ne t’approcherais pas et je ne le souhaiterais pas, je n’aime pas le mélange des genres. » Et tout en disant ça, je me rendais compte que ce n’était pas tout à fait vrai et lui confia une histoire.

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“ces images me tourmentent”

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Cela fait quelques semaines que je m’interroge sur ce que j’écris, pas sur mon désir d’écriture il est toujours là, mais sur quoi écrire quand votre muse, celui qui vous a inspiré tous ce que vous publiez, n’est plus là. L’inspiration s’est fait la malle. Les questions s’agitent, ma réflexion tourne en boucle depuis des semaines. Il est celui qui m’inspire mes textes, mes récits érotiques, même quand il ne s’agit pas de nos rencontres il est là, il est ma muse. Et maintenant que nous n’avons plus d’échanges, si ce n’est quelques messages amicaux, maintenant que cette relation est en suspend (ou finie ?), je n’arrive plus à écrire, je n’arrive pas à me décider, je me force à écrire sur autre chose, j’ai en tête une nouvelle depuis quelque temps, une nouvelle fantastique, un peu loin de mes autofictions érotiques, j’ai essayé, cinq pauvres lignes plates au possible et sans intérêt sont sorties.
A la fin de la lecture de L’amant de la Chine du Nord de Duras, je me suis dit qu’il était possible de réécrire l’histoire, que l’on pouvait prendre les mêmes personnages, les mêmes événements et en faire autre chose comme une sorte d’histoire parallèle. Réécrire l’histoire pour en faire un roman, dérouler notre histoire pour lui laisser la place qu’elle mérite, que je mérite certainement aussi. Car du moment que je lui ai dit que je l’aimais, j’ai occupé la place de la maîtresse et tout est devenu laid. Une histoire de fesse entre deux rendez-vous, où j’aurais nourri des sentiments à sens unique envers un homme marié, heureux, occupé et n’ayant aucune place pour moi. Mais j’aime à penser que cette histoire, notre histoire, je n’ai pas été la seule à la vivre, qu’il s’agissait de sexe mais pas que, même si c’est le sexe est fantastique, il s’agit d’une rencontre entre deux personnes. Alors j’ai bien envie de la réécrire cette histoire pour me plonger à nouveau et essayer d’en extraire la vérité, de fermer cette boucle aussi, sans ça je serais toujours hanté.
Et en parallèle ? En même temps ? je ne sais pas vraiment définir ce bordel sentimental dans lequel je baigne depuis des mois. Bref, il y a M. J’avais décidé de ne plus le voir mais il est toujours là, sa constance, sa gentillesse, ses poèmes pour me faire part de son désir, ont eu raison de ma décision de ne plus le voir. J’ai cru un temps qu’il me fallait choisir, décider mais non il ne s’agit pas de ça, chaque personne est unique et chaque lien que nous avons, l’est aussi. Chaque interaction est tellement différente, on se réinvente chaque jour. M. aka BAE, c’est lui le premier qui m’a appelé BAE, j’ai trouvé ça tellement drôle et décalé, moi la femme de 40 ans se faisant appelé comme une ado acnéique que désormais il s’appelle comme ça. BAE est venu, cela faisait des semaines que nous attendions de nous voir, de baiser.

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